Un paysage chorégraphique allemand
- les spectacles du cycle
La découverte de l’oeuvre de Pina Bausch a constitué sans aucun doute un moment exceptionnel pour de nombreux amateurs de danse depuis quarante ans. La “grande Dame de Wuppertal”, récemment disparue, a contribué à bouleverser le paysage chorégraphique allemand, en imposant son “théâtre dansé” sur les scènes du monde entier. Autour des représentations de Kontakthof, oeuvre marquante de la chorégraphe qu’Automne en Normandie a inscrite à son programme, nous esquissons un panorama de la danse allemande et de son évolution récente. Nous essayerons de montrer comment les créateurs d’aujourd’hui s’approprient l’héritage d’artistes comme Pina Bausch bien sûr, mais aussi Susanne Linke ou Gerhard Bohner – eux-mêmes héritiers de grandes figures telles que Kurt Jooss ou Mary Wigman –, sans oublier William Forsythe installé à Francfort depuis plus de vingt ans. Aux côtés des spectacles de Susanne Linke, de la Tanzcompagnie Rubato et de danseurs issus de la compagnie de William Forsythe, nous invitons également Olga de Soto à témoigner, lors d’une rencontre autour de son projet histoire(s), de la relation forte qu’elle entretient avec l’oeuvre de Kurt Jooss, pionnier de la danse expressionniste allemande et qui fut parmi les professeurs de Pina Bausch.
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- Cycle de projections / Pina Bausch : Pina Bausch et ses deux cousines
documentaire de Jo Excoffier, Pierre Biner, Jean-Pierre Garnier (1983, 64 min, couleur)
Production SSR-TV
Portraits de trois grandes figures de la chorégraphie allemande des années 70-80. De Pina Bausch pas de parole, mais des images de travail qui “diront“, d’après elle, mieux que les mots. Reinhild Hoffmann, elle, explique la prépondérance des thèmes dans sa recherche, tandis que Susanne Linke, héritière directe de l’expressionnisme, insiste sur la dimension symbolique de sa danse [...] Ayant choisi chacune une voie différente, Bausch révolutionne le spectacle vivant, Hoffmann s’inscrit dans la tradition esthétique du ballet-théâtre tandis que Linke perpétue la tradition du solo expressionniste. (Patrick Bossatti)- en savoir plus
- Conférence et projection / Un paysage chorégraphique allemand
animées par Xavier Baert, chargé de programmes à la Cinémathèque de la danse
Ce montage montre des documents exceptionnels raccordant des images de danse, de peintures et de cinéma. à travers les grandes figures de la danse expressionniste, Mary Wigman, Harald Kreutzberg, Dore Hoyer, Valeska Gert, passe toute une histoire de la tension (des lignes de Kandinsky à celles du corps), de l’étreinte de la lumière et de l’ombre, de la déformation des choses et des gestes.- en savoir plus
- Cycle de projections / Pina Bausch : Les Printemps du Sacre
documentaire de Jacques Malaterre, Brigitte Hernandez (1993, 61 min, couleur)
Auréolée d’un parfum de scandale, la fulgurante et mythique création par Vaslav Nijinski du Sacre du printemps de Stravinski, au théâtre des Champs-Elysées le 29 mai 1913, est sans doute devenue le symbole de la modernité. Le film propose un panorama des interprétations successives de cette oeuvre au cours du xxe siècle. Les différentes versions qu’en ont donné les cinq chorégraphes présentés ici – Mary Wigman, Martha Graham, Mats Ek, Maurice Béjart et Pina Bausch –, après celle de Massine en 1920, interrogent toutes la perte du rituel dans le monde contemporain et ce que d’aucuns désignent comme “la blessure de la modernité”. (Fabienne Arvers)
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- Cycle de projections / Pina Bausch : Un jour Pina a demandé
documentaire de Chantal Akerman (1983, 60 minutes)
Chantal Akerman propose un voyage dans l’univers de Pina Bausch. Elle a suivi la chorégraphe et sa troupe de danseurs lors d’une tournée européenne pour tenter de rendre à l’image l’atmosphère de travail, de préparation de tournée, les reprises de rôles, les répétitions incessantes avant et après chaque spectacle. Composé à partir d’impressions, de sensations très subjectives, le film est à l’image de l’univers de Pina Bausch et de son travail.- en savoir plus
- Cycle de projections / Pina Bausch : Dominique Mercy danse Pina Bausch
documentaire de Régis Obadia (France/Allemagne, 2003, 56 min)
C’est le parcours d’un danseur d’exception, mais aussi l’histoire de sa rencontre et de sa collaboration exemplaire avec Pina Bausch, l’une des figures majeures de la danse contemporaine que retrace ce film. Une collaboration artistique et une amitié jamais démenties en trente ans, dans lesquelles le souci d’être soi-même n’a jamais pris le pas sur la générosité, la modestie et la dévotion à l’oeuvre.
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- Conférence et projection / Danse : La Nudité dans la danse
animées par Xavier Baert, chargé de programmes à la Cinémathèque de la danse
Souvent perçu comme une simple provocation, le recours à la nudité en danse contemporaine revêt au contraire quelques fonctions bien précises, qu’elles soient de l’ordre de l’invention de formes ou du rapport au politique : exaltation d’une communauté utopique, critique politique opérée par la frontalité du corps nu, rapport transgressif à la salle dont le paisible équilibre est rompu, exploration des puissances de déplacement du corps, ou encore désorganisation du corps dans l’approfondissement de ses puissances abstraites. (Xavier Baert)
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- Rencontre / Kontakthof
avec Bénédicte Billiet, directrice des répétitions
animée par Olivier Lefebvre- en savoir plus
- Cycle de projections / Pina Bausch : E la nave va
Film de Federico Fellini (Italie, 1983, 2h8, NB et couleur)
Pina Bausch interprétait le rôle d’une princesse aveugle, rappelant son rôle d’aveugle dans Café Müller.